P e t i t e ... P o m m e ... <3

P e t i t e ... P o m m e ... <3
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# Posté le jeudi 18 septembre 2008 11:52

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 12:06

1 3 è ... F E S T I V A L ... D E ... L A ... B A N D E ... D E S S I N E E

1 3 è ... F E S T I V A L ... D E ... L A ... B A N D E ... D E S S I N E E
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NORMANDIEBULLE
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26, 27, 28 septembre 2008
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DARNETAL
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www.normandiebulle.com









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# Posté le jeudi 18 septembre 2008 11:29

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 14:54

L a ... N u i t ... d e s ... T e m p s

L a ... N u i t ... d e s ... T e m p s
....."Ma bien-aimée, mon abandonnée, ma perdue je t'ai laissé là-bas au fond du monde, j'ai regagné ma chambre d'homme de la ville avec ses meubles familiers sur lesquels j'ai si souvent posé mes mains qui les aimaient, avec ses livres qui m'ont nourri, avec son vieux lit de merisier où a dormi mon enfance et où, cette nuit, j'ai cherché en vain le sommeil. Et tout ce décor qui m'a vu grandir, pousser, devenir moi, me paraît aujourd'hui étranger, impossible. Ce monde qui n'est pas le tien est devenu un monde faux, dans lequel ma place n'a jamais existé.
.....C'est mon pays pourtant, je l'ai connu...
.....Il va falloir le reconnaître, réapprendre à y respirer, à y faire mon travail d'homme au milieu des hommes. En serais-je capable?
.....Je suis arrivé hier soir par le jet australien. A l'aérogare de Paris-Nord, une meute de journalistes m'attendait, avec leurs micros, leurs caméras, leurs questions innombrables. Que pouvais-je répondre?
.....Ils te connaissaient tous, ils avaient tous vu sur leurs écrans la couleur de tes yeux, l'incroyable distance de ton regard, les formes bouleversantes de ton visage et de ton corps. Même ceux qui ne t'avaient vue qu'une fois n'avaient pu t'oublier. Je les sentais, derrière les réflexes de leur curiosité professionnelle, secrètement émus, déchirés, blessés... Mais peut-être était-ce ma propre peine que je projetais sur leurs visages, ma propre blessure qui saignait quand ils prononçaient ton nom...
.....J'ai regagné ma chambre. Je ne l'ai pas reconnu. La nuit a passé. Je n'ai pas dormi. Derrière le mur de verre, le ciel qui était noir devient blême. Les trente tours de la Défense se teintent de rose. La tour Eiffel et la tour Montparnasse enfoncent leurs pieds dans la brume. Le Sacré-Coeur a l'air d'une maquette en plâtre posée sur du coton. Sous cette brume empoisonnée par leurs fatigues d'hier, des millions d'hommes s'éveillent, déjà exténués d'aujourd'hui. Du côté de Courbevoie, une haute cheminée jette une fumée noire qui essaie de retenir la nuit. Sur la Seine, un remorqueur pousse son cri de monstre triste. Je frissonne. Jamais plus je n'aurais chaud dans mon sang et ma chair..."


....."Je suis entré, et je t'ai vue.
.....Et j'ai été saisi aussitôt par l'envie furieuse, mortelle, de chasser, de détruire tous ceux qui là, derrière moi, derrière la porte, dans la Sphère, sur la glace, devant leurs écrans du monde entier, attendaient de savoir et de voir. Et qui allaient TE voir, comme je te voyais.
.....Et pourtant, je voulais aussi qu'ils te voient. Je voulais que le monde entier sût combien tu étais, merveilleusement, incroyablement, inimaginablement belle.
.....Te montrer à l'univers, le temps d'un éclair, puis m'enfermer avec toi, seul, et te regarder pendant l'éternité."








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# Posté le jeudi 18 septembre 2008 08:50

Modifié le lundi 22 septembre 2008 16:32

L a ... R o u t e

L a ... R o u t e
Imaginez : L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Imaginez ce monde où seule la loi du plus fort règne. Les plus faibles préféreront fermer les yeux plutôt que de regarder et d'affronter ce monde chaotique. Les plus forts quand à eux se battront jusqu'à ce que la mort, prématurément inévitable, les rattrape, pour conserver le peu de privilèges qu'ils leurs restent... Là, seule la vie est un privilège...



"Aucune liste de choses à faire. Chaque jour en lui-même providentiel. Chaque heure. Il n'y a pas de plus tard. Plus tard c'est maintenant. Toutes les choses de grâce et de beauté qui sont chères à notre coeur ont une origine commune dans la douleur. Prennent naissance dans le chagrin et les cendres. Bon, chuchotait-il au petit garçon endormi. Je t'ai toi."

"Quelqu'un qui n'aurait personne ferait bien de se fabriquer un fantôme plus ou moins acceptable. De lui insuffler la vie et de le flatter avec des mots d'amour. De lui offrir la moindre miette fantôme et de le protéger du mal avec son corps. En ce qui me concerne mon seul espoir c'est l'éternel néant et je l'espère de tout mon coeur."

"Evoques les formes. Quand tu n'as plus rien d'autre construis des cérémonies à partir de rien et animes-les de ton souffle."

"Là où les hommes ne peuvent pas vivre les dieux ne s'en tirent pas mieux."









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# Posté le jeudi 18 septembre 2008 08:29

Modifié le lundi 22 septembre 2008 16:32